Andreiv PROCOP, d'origine polonaise est capturé avec un régiment autrichien. Soldat d'occasion, il est en fait foulonnier, c'est à dire spécialiste du travail des feutres de papeterie. Ce qui lui vaut de se retrouver à l'usine de l'Abbaye, située sur la commune de La Couronne, à côté d'Angoulême. Il est naturalisé français en 1802 et devient finalement propriétaire de l'usine où il travaille. Il en fera les fameuses Papeteries de La Couronne, que ses descendants dirigeront jusqu'en 1914.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Pierre-Charles Procop, né en 1907, revient à l'amour ancestral du papier aux Papeteries Navarre, dont il assurera la gestion du dépôt de Limoges. Dès la paix revenue, il reprend le flambeau familial en fondant la Société Procop en 1945.
Cet enracinement de deux siècles dans la tradition papetière et cette passion de l'indépendance, Pierre-Charles a su les transmettre depuis 1978 à son fils Frédéric, qui dirige actuellement l'entreprise.
Aujourd'hui encore la société PROCOP est totalement indépendante et l'arrivée de la génération suivante, avec Florence Procop, constitue la génération future.